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  • : Blog de l'atelier d'écriture créative, atelier par mail sur yahoo organisé autour de propositions régulières (une nouvelle toutes les quatre semaines), avec une vraie volonté d'aider les auteurs à progresser.
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 16:00

De la même façon que le « Déménagement » de G. Perec, cette proposition consiste à créer un poème avec le maximum de verbes à l’infinitif tout en racontant un évènement de façon chronologique.

Quitter un appartement. Vider les lieux.

Décamper. Faire place nette. Débarrasser le plancher.

Inventorier, ranger, classer, trier.

Éliminer, jeter, fourguer.

Casser.

Brûler.

Descendre, desceller, déclouer, décoller, dévisser, décrocher.

Débrancher, détacher, couper, tirer, démonter, plier, couper.

Rouler.

Empaqueter, emballer, sangler, nouer, empiler, rassembler, entasser, ficeler, envelopper, protéger, recouvrir, entourer, serrer.

Enlever, porter, soulever.

Balayer.

Fermer.

Partir.

Si toutefois vous étiez bloqués par cet exercice, j’accepte que vous rajoutiez quelques mots, à la manière d’Andrée Chédid dans « Saisir ».

Recueillir le grain des heures

Eteindre l’étincelle

Ravir un paysage

Absorber l’hiver avec le rire

Dissoudre les nœuds du chagrin

S’imprégner d’un visage

Moissonner à voix basse

Flamber pour un mot tendre

Embrasser la ville et ses reflux

Ecouter l’océan en toutes choses

Entendre les sierras du silence

Transcrire la mémoire des miséricordieux

Relire un poème qui avive

Saisir chaque maillon d’amitié.

Bonne écriture !

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Published by Ecriture Créative
21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:00

 

Avant de tourner la page de mes vers fugaces,

Qu’une année nouvelle se profilant déjà, efface

Je te laisse ici le recueil de ce qui fut parfois,

N’a jamais été et ne sera plus comme autrefois.

 

Quelques mots éparpillés à même le sol,

Quelques textes sibyllins, sans parabole,

Des consonnes saugrenues et déplacées

Des voyelles baroques insoupçonnées

 

que je n’ai pas su,

dans nos yeux, réfléchir

ni sur le papier, coucher

 

Des nuits de transe à tripatouiller mon âme,

A guetter le bon vers, l’insondable épigramme,

Des petites lueurs d’éclair dans un corps torturé

Quelques gouttes de sueur sur du papier mâché.

 

Des mots insipides, catapultés sur des murs

Des cris, des sanglots, arrachés aux murmures

Esquissés sur des livres, des portraits sans nom

Des visages diaphanes aux lèvres vermillon.

 

que je n’ai pas dits,

que je n’ai pas dessinés

ni même un jour imaginés

et d’encre noire je les recouvrirai

pour ne jamais les partager.

 

Oh mon amour, un jour je serai devenue fatiguée

De courir après des syllabes muettes et révoltées

Pense aux histoires que j’aurais pu te raconter là-haut

Si on m’avait appris à jouer avec  les mots.

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Published by Ecriture Créative - dans Textes des auteurs