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ECRIRE et PARTAGER tels sont les objectifs de l’atelier ECRITURE
CREATIVE.
ECRIRE, c’est ce que vous ferez, dans un espace privilégié, en toute liberté, à votre rythme, sans contrainte et sans complexe. Vous laisserez vagabonder votre plume ou
courir vos doigts sur le clavier au gré des propositions originales qui vous seront présentées !
PARTAGER, c’est ce que vous ferez naturellement en proposant vos textes, en recevant retours et commentaires variés, sans jugement de valeur
ou compétition d’aucune sorte. Vous pourrez de même adresser critiques ou félicitations aux membres de l’atelier avec bonne humeur et convivialité.
S’encourager, se stimuler
pour améliorer nos écrits, s’entraîner, s’entraider dans l’aventure des mots et dans l’univers magique de la création, tel est le superbe
voyage de l’esprit et du verbe qu’ECRITURE CREATIVE vous propose d’entreprendre.
Dans un pays reculé, le long d’un petit cours d’eau se dandinant entre deux vallées, se dressait un petit village
qui avait été jadis frappé d’une grande malédiction.
En effet, le seul et unique miroir du village, devant lequel les femmes vérifiaient que leur beauté était
toujours intacte malgré les années, avait été brisé par Margaux, une pauvre mais si jolie étrangère qui avait pris possession d’un petit manoir dans les terres
intérieures, un jour de l’An 777. Personne n’a jamais su comment elle était arrivée, mais sa présence était un mystère pour certains, ou annonciatrice de malheur pour les autres. Et chacun
faisait en sorte de l’éviter lors de ses rares présences dans le village.
Un jour, la curiosité l’amena à s’aventurer devant le miroir qui lui était interdit d’accès... Et les autres
femmes, jalouses de sa beauté sauvage, l’empêchèrent violemment de s’y mirer. Dans la panique, le miroir fut brisé, et l’âme de la déesse vengeresse s’en évada...
- Sept ans de malheur, voilà ce qu’il va
nous arriver maintenant, disaient certains.
- Il ne nous reste plus qu’à jeter tous les
morceaux dans l’eau courante qui emportera le malheur avec elle, avait décrété le Chef du Village.
C’est ainsi que tout un village assista avec émotion au jet des morceaux de verre dans la
rivière.
- Maintenant, c’est fini, rentrez tous chez
vous, avait annoncé le Chef. Et toi, Margaux, au cachot pendant sept ans !
Pourtant, quelques semaines plus tard, un premier phénomène inexpliqué vint troubler à nouveau le village : une
lueur sombre dans le ciel inonda subitement le village de cendres. Tout le monde prit peur. Les maisons étaient toutes recouvertes d’une épaisse couche noire, comme un manteau de deuil. Mais le
Chef ne se laissant pas impressionner, hâta ses fidèles à nettoyer tout ça et le village reprit une apparence normale. Puis un deuxième phénomène inexpliqué ne se fit pas attendre : Sept petits
démons descendirent de nulle part avec une faux chacun et coupèrent tous les blés qui se transformèrent en poussière orangée. Le Chef du village incita la population à semer à nouveau et à se
servir des réserves de l’année précédente.
Puis un troisième, et enfin un quatrième phénomène inquiétant poussa les habitants à la révolte !
- C’en est trop ! Jusqu’à quand cela
va-t-il durer ? clamaient les uns.
- Faut libérer Margaux, c’est elle qui nous
envoie le malheur ! clamaient les autres.
- Non, il doit y avoir quelque chose qui
nous a échappé... répondit le Chef se grattant la tête d’un air pensif.
Non loin de toute cette agitation, une petite fille sale et poussiéreuse, agenouillée à terre, regardait avec
malice la scène qui se déroulait devant ses beaux yeux noirs, tandis qu’elle grattait le sol avec un petit objet...
- bien fait, répétait-elle sans cesse, bien
fait !
Puis survint un cinquième phénomène, plus terrible que les quatre autres : une bête à sept têtes et dix cornes à
chaque tête fit le ménage dans la petite communauté, blessant et tuant de nombreuses personnes...
- Il faut arrêter ce massacre ! Hurlaient
les survivants.
- Non, il ne reste plus que deux phénomènes
à survenir, et tout sera terminé, réparé, dit le Chef. C’est notre croix, nous devons la porter.
- Ces phénomènes sont de plus en plus
terribles, Chef, reprit le plus courageux des hommes, ils vont tous nous disséminer !
Mais voilà que la petite fille aux yeux noirs, emplis de malice, fit son apparition et jeta le trouble :
- Vous êtes sûr, Chef ?.... dit-elle de sa petite voix.
- Que tiens-tu dans la main, salle gamine
?
- Un éclat de verre,
Chef...
- Grand dieu, c’est ça, c’est l’éclat de
verre que l’on a oublié de jeter à la rivière ! Donne le moi, petite, reprit-il d’un ton plus doux.
- D’accord, Chef, mais à une condition,
répondit la petite fille, des éclairs dans les yeux.
- Laquelle ?
- Tu libères maman, et j’arrête ce carnage tout de suite !


