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ECRIRE et PARTAGER tels sont les objectifs de l’atelier ECRITURE
CREATIVE.
ECRIRE, c’est ce que vous ferez, dans un espace privilégié, en toute liberté, à votre rythme, sans contrainte et sans complexe. Vous laisserez vagabonder votre plume ou
courir vos doigts sur le clavier au gré des propositions originales qui vous seront présentées !
PARTAGER, c’est ce que vous ferez naturellement en proposant vos textes, en recevant retours et commentaires variés, sans jugement de valeur
ou compétition d’aucune sorte. Vous pourrez de même adresser critiques ou félicitations aux membres de l’atelier avec bonne humeur et convivialité.
S’encourager, se stimuler
pour améliorer nos écrits, s’entraîner, s’entraider dans l’aventure des mots et dans l’univers magique de la création, tel est le superbe
voyage de l’esprit et du verbe qu’ECRITURE CREATIVE vous propose d’entreprendre.
Je suis assis face à l'infini. Par la lucarne je ne peux voir que le ciel. La rumeur de la ville à mes pieds.
J'ai épinglé la photo de Benito Sereno face au peloton d'exécution un sourire narquois aux lèvres, cigarette entre les dents. J'ai écrit sur le mur : « A guillotine avec encore de la vie en bas
».
Tu es là vieil ami de toujours, inquiet de tout, parlant sans trêve. Je ne suis pas arrivé trop tard. J'ai couru dans l'escalier des années pour te rencontrer avant 1961 année de ta
dernière sortie de scène.
Tu as l'air las bien sur. Autrefois c'était pour poser. A présent, ce masque, tu sais que tu ne peux plus le quitter. Je t'ai suivi durant
des années, à travers tes écrits, denses comme l'Amazonie. Je n'ai jamais su où commençait l'homme et où finissait la légende. Je t'ai cherché dans toutes les librairies. Puis sur tes traces à
travers le monde.
Ma prison c'est le monde, non cette chambre recluse où je vis à peine quand je n'y travaille pas. J'ai tout
essayé tu vois. Allons ne restons pas ici, viens je t'offre un verre. De sa main amie il a jeté sa veste sur son épaule. Ma prison ce sont les livres et la matière qui les tisse, les mots avec
lesquels je le coltine.
Les ruelles étincellent des cris des martinets, la rigole file entre nos pieds. Au coin de la rue le bistrot amarré, vieux rafiot des âmes en peine. Voici ton auditoire. Gitans et caraques te saluent comme un cacique. Ta voix aigre douce, ta lippe avancée, ton œil de rhinocéros et pourtant quelle classe.
Dis-moi Blaise….Dis-moi Blaise…L'épine d'Ispahan à qui l'as-tu donnée ? Pourquoi ne publies tu pas la légende de Novgorod ?
La nuit d'été va enchanter la ville. Aix en Provence je crois.
Comme nous ne la verrons plus jamais. Dis moi Blaise l'as-tu pris vraiment ce fameux transsibérien?


