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ECRIRE et PARTAGER tels sont les objectifs de l’atelier ECRITURE
CREATIVE.
ECRIRE, c’est ce que vous ferez, dans un espace privilégié, en toute liberté, à votre rythme, sans contrainte et sans complexe. Vous laisserez vagabonder votre plume ou
courir vos doigts sur le clavier au gré des propositions originales qui vous seront présentées !
PARTAGER, c’est ce que vous ferez naturellement en proposant vos textes, en recevant retours et commentaires variés, sans jugement de valeur
ou compétition d’aucune sorte. Vous pourrez de même adresser critiques ou félicitations aux membres de l’atelier avec bonne humeur et convivialité.
S’encourager, se stimuler
pour améliorer nos écrits, s’entraîner, s’entraider dans l’aventure des mots et dans l’univers magique de la création, tel est le superbe
voyage de l’esprit et du verbe qu’ECRITURE CREATIVE vous propose d’entreprendre.
Cela débuta au bout d’un brin d’herbe un soir d’été, après de longues années solitaires. Je n’ai pas connu mes parents. Enchâssé dans le silence de la terre, aveugle la conscience blanche immobile. Un jour l’écran se déchira et le sang afflua dans ce qui était devenu des yeux et j’eu envie de voir. Un long canal pourpre me fit accéder aux chambres de porphyre. Je croisai d’autres formes mouvantes et d’autres filaments immobiles ceux-là. Je m’éveillais à la nécessité. J’eu faim et en même temps je ressenti le plaisir de mandibuler tout autour de moi. Les joues rebondies je soulevai la terre et l’éblouissement d’une soirée d’été me saisit. A même le sol, je fis sécher mes ailes et mes souvenirs se racornirent. J’allais m’envoler dans quelques instants pour la première fois, laissant mon passé comme une mue s’égailler dans la nature. Mais le vent se leva. Une brise du soir pleine de senteurs, chaude mais violente. Je fus enlever en l’air et pris de vertige, j’entrais dans un rêve, le rêve d’un dormeur grand comme un univers. Je tournoyais encore quand la nuit vint, tapissée de frôlements, ponctuée du chant triste d’animaux orphelins.
Le vent me laissa tomber sur ce brin de plantain, sous un tamarinier, là-bas, en bord de mer.
J’étais dans les premières heures de cette nouvelle vie et ne me souvenais plus de mon long passé.
La lueur verte qui m’enveloppa venait de sous mes ailes. J’ouvris et refermai tour à tour mes élytres, m’enivrant du rythme de cette lumière, de son tempo. Battant des ailes, je me mis à voler. Vite, je croisai d’autres lueurs. Chacune à son rythme. Des myriades dans la nuit. Là haut les lents avions cargos clignotant décalés.
Soudain elle fut là. Celle qui vient danser avec toi. Celle qui s’accorde à ton rythme, que tu prends par les hanches. Salut l’artiste ! Tu me fais ton numéro ?
L’ambiance et le DJ cool trop cool…Une Rave de lucioles.
S’était la première fois ! Oh la pointe du plaisir ! Et toi emmailloté avec elle dans une bulle d’amour… quand l’aube grise disperse les songes tu la perds de vue pour toujours, éphémère beauté.
Je suis tombé au bas d’une falaise. Dans une mare. Une onde légère prévint les hôtes de ma chute et je fus gobé.
Hier je me suis réveillé au croassement de mes compagnes, dès l’aube. C’était la première fois. La gélatine qui me tint lieu de foyer avait germé et des points noirs muri. Têtard je fus, puis grenouillette et me voilà croa, croa, c’est moa. Dans mes beaux yeux brille une luciole du temps ou je m’appelais Luce la Iole.


