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ECRIRE et PARTAGER tels sont les objectifs de l’atelier ECRITURE
CREATIVE.
ECRIRE, c’est ce que vous ferez, dans un espace privilégié, en toute liberté, à votre rythme, sans contrainte et sans complexe. Vous laisserez vagabonder votre plume ou
courir vos doigts sur le clavier au gré des propositions originales qui vous seront présentées !
PARTAGER, c’est ce que vous ferez naturellement en proposant vos textes, en recevant retours et commentaires variés, sans jugement de valeur
ou compétition d’aucune sorte. Vous pourrez de même adresser critiques ou félicitations aux membres de l’atelier avec bonne humeur et convivialité.
S’encourager, se stimuler
pour améliorer nos écrits, s’entraîner, s’entraider dans l’aventure des mots et dans l’univers magique de la création, tel est le superbe
voyage de l’esprit et du verbe qu’ECRITURE CREATIVE vous propose d’entreprendre.
Elles résonnent à travers les montagnes,
Prennent naissance sur les plaines de l'est.
Chaque nuit, elles reviennent, elles m'accompagnent,
Revêtant ma raison, comme une veste.
Plus la nuit est noire, plus elles me chassent.
Leur possession ne fait de moi qu'un pantin,
La folie vient doucement prendre place
Pour me pousser dans l'ombre et jouer de mes mains.
M'embrase leurs murmures maudits :
« Nous sommes là, pour toujours,
A faire danser tes nuits.
Flambe, jusqu'au jour. »
Une ombre flou, peut-être celle d'une femme,
Ondule, m'envoute, m'attire obstinément.
Je veux la figer sur le macadam
Pour me libérer de mes tourments.
Comme je l'approche, les voix montent en puissance.
Je n'ai pas un font méchant, se sont elles qui me commandent.
J'aperçois son visage. La surprise de son cri m'est jouissance.
D'une lame habile, je l'étreints, pour leurs âmes gourmandes.
Dans ma lie, sournoisement, elles crient :
« Tu n'as plus d'autre recours
Qu'à faire saigner la nuit.
La mort est ton atour. »
A la faveur des brumes, je joue avec les ombres.
Leurs voix m'appellent, je suis leur obligé.
Je ne sais aujourd'hui en affirmer le nombre,
Mais elles rident à jamais mes mains ensanglantées.
La lumière est une braise qui me blesse les yeux.
Quand les journées s'allongent, les voix s'amplifient,
Je me sens plus à l'aise quand se ferment les cieux.
Venez à ma portée, j'accorde la mort en harmonie.
Je n'ai d'ouïe que pour elles :
« Chasse pour nous, sans répit. »
Me berce la violente ritournelle
Quand j'embrasse la nuit.


