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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 15:32

 

Le jet d'eau occupe tout l'espace sonore. Il couvre le bruit des conversations des promeneurs du parc et le chant des oiseaux. A ses pieds s'étalent les pelouses jaunies par le soleil.

 

Une grande gerbe d'eau à gauche, une grande gerbe d'eau à droite, et des milliers de gouttes en son centre.

 

L'air du soir sent sa vapeur d'eau et les arbres assoiffés semble boire son bruissement.

 

Le ciel, devenu gris, caresse de sa pâleur le miroir troublé du petit lac et le vent chante doucement à l'unisson.

 

Et dans le brouillard d'eau, sous les milliers de gouttelettes, une lumière brille, tremblante... et dans le soir qui tombe, elle grandit et grandit encore.

 

Je l'emmène au fond de mon cœur.

 

Published by Ecriture Créative - dans Textes des auteurs
27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 15:30

 

Seul, allongé dans un transat à cinq mille mètres d’altitude, je contemplais le paysage qui s’étalait sous mes pieds.

Certes, la température extérieure imposait une tenue vestimentaire de circonstance, mais je dois l’admettre, le panorama en valait la chandelle.

C’était un de ces moments de pur bonheur ou le temps s’arrête, rien que pour vous, un de ces moments que le commun des mortels n’aura jamais la chance de vivre, un court laps de temps ou l’on se sent privilégié...comme un ange planant au-dessus du monde…

 

Vous vous demandez certainement ou étais-je perché ou comment étais-je arrivé là et bien l’histoire avait commencé quelques heures plus tôt sur un petit aérodrome de campagne.

 

Vous savez, ces grands oiseaux blancs, sans moteur… Que l’on appelle planeur, je suis sûr que vous en avez déjà vu, et bien j’étais dans un ceux-là.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le vol en onde, c’est un peu comme faire du surf sur une vague invisible, une immense vague créée par la Tramontane soufflant au travers des Monts de l’Hérault.

Rassurez-vous ! je ne vous ferais pas un exposé sur l’aérologie; J’avais surfé, pendant plus d’une heure sur cette imperceptible vague, afin de grimper à cette altitude et dès lors, j’étais confortablement installé, face au vent, immobile dans l’azur, tel un faucon crécerelle guettant sa proie cachée dans les herbes hautes.

 

Il n’est pas facile, pour un terrien, d’imaginer ce que l’on ressent dans un tel environnement, on vogue à la hauteur des avions de ligne, dans une coquille de noix ou ce qui vous sépare du vide est à peine plus épais que le pare-brise de votre automobile ;

 

En rêve, peut-être ?

 

Vous arrive-t-il de rêver que vous volez ? Alors vous êtes proche de cette sensation; Cela m’arrive fréquemment et parfois sans ailes…

 

Mais cette fois là...je ne rêvais pas…

Published by Ecriture Créative - dans Textes des auteurs